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Substances

Ce que l'on sait de chaque substance, et ce que l'on ne sait pas.

Une encyclopédie des substances, pas un catalogue

Un client pose une question au comptoir. Sa fille est allergique à l'arachide : ce complément est-il sûr ? Il prend un anticoagulant : peut-il y ajouter du millepertuis ? Cette crème contient-elle un allergène à déclaration obligatoire ? Ces questions n'appellent pas des informations sur un produit, mais sur les substances qu'il contient.

La section Substances répond à ce niveau-là. Elle décrit 9 306 substances sous 57 angles : indications, posologie par voie d'administration, contre-indications, interactions, effets indésirables, grossesse et allaitement, populations sensibles, mécanisme d'action, pharmacocinétique, statut réglementaire européen, allergènes, additifs, perturbateurs endocriniens, nanomatériaux. Parmi elles, 4 257 sont effectivement vendues dans les officines desservies : ce sont celles que l'on documente en priorité.

Trois états, jamais un blanc

C'est le principe qui gouverne toute la base, et c'est ce qui la distingue. Une case vide, dans un outil professionnel, est ambiguë : le pharmacien ne sait pas si l'information n'existe pas, si elle n'a pas été cherchée, ou si le logiciel a échoué. Ici, chaque case dit dans lequel de ces trois états elle se trouve.

Cette distinction a un coût : il faut vérifier une absence aussi sérieusement qu'une présence. Le 19 août 2026, les 21 458 cases marquées « rien de publié » ont été rejouées une par une pour s'assurer qu'aucune ne cachait un échec technique. Aucune n'en cachait.

D'où viennent les informations

Deux familles de sources, jamais mélangées et toujours nommées dans le texte lui-même.

Les textes officiels

La littérature scientifique

PubMed et Europe PMC, interrogés angle par angle. 21 788 études distinctes ont été lues à ce jour. Les preuves sont hiérarchisées : méta-analyses et revues systématiques d'abord, essais cliniques humains ensuite, données animales en dernier recours et signalées comme telles dans le texte.

Deux niveaux de lecture

Chaque cellule documentée par la littérature se lit à deux profondeurs, parce qu'un pharmacien au comptoir et un pharmacien qui prépare un avis n'ont pas le même besoin.

  1. La synthèse donne le fait utile, avec son chiffre — la dose, la voie, la durée, le seuil, la population concernée — et l'identifiant de l'étude qui le porte. Elle ne raconte pas les études, elle dit ce qu'elles établissent.
  2. Le dossier, dépliable, détaille chaque étude une par une et donne la bibliographie complète au format Vancouver.

Ce qui est vérifié avant qu'une phrase soit publiée

Une information fausse dans un outil d'officine est pire que pas d'information du tout. Chaque affirmation franchit donc une série de contrôles automatiques avant d'être écrite, et un échantillon est relu par un humain avant chaque mise en ligne.

Un exemple de ce que ces contrôles attrapent : une étude portant sur l'avortement provoqué par sérum salé hypertonique avait produit la phrase « le chlorure de sodium est contre-indiqué chez la femme enceinte ». Le sel de cuisine n'est pas abortif. La phrase a été retirée et le couple inscrit au registre.

Où en est le travail

Au 19 août 2026, sur les cases concernant les substances effectivement vendues : environ 27 % sont documentées, 38 % ont été cherchées sans résultat publié, et 35 % restent à traiter. Ce dernier tiers est principalement constitué des angles issus des notices américaines, dont la moisson est en cours.

Ces chiffres sont publiés parce qu'ils font partie de l'information : un pharmacien a le droit de savoir ce que l'outil ne couvre pas encore.