Le problème
Sur les médicaments soumis à prescription, notre catalogue n'affiche une photo que pour un produit sur huit. Chez le fournisseur concurrent, c'est quasiment tous. L'écart ne vient pas d'un manque de travail : les laboratoires ne publient tout simplement pas les visuels de leurs médicaments éthiques. Pas de boutique en ligne, pas de fiche publique, et les notices officielles ne montrent aucun emballage. Il n'y a rien à collecter.
Ces boîtes, pourtant, sont là. Elles dorment par milliers dans les tiroirs et les robots des officines. La seule façon d'obtenir leur image est de la faire nous-mêmes.
Une photo prise par la pharmacie lui appartient
C'est le point décisif, et il vaut d'être dit clairement : une photo de sa propre boîte est notre image. Aucune licence à négocier, aucun tiers à qui demander la permission, personne pour nous la retirer un jour. C'est le seul endroit du catalogue où nous pouvons construire quelque chose que nul ne contrôle à notre place.
Le poste de prise de vue
Une tente lumineuse, un téléphone fixé sur un support rigide, une télécommande dans la main, une balance sous le fond blanc. L'opérateur pose le produit, appuie, retourne la boîte, appuie encore. L'écran lui dit à chaque fois quelle face photographier et dans quel sens tourner.
- Face avant, texte à l'endroit
- Un quart de tour vers la gauche : le flanc droit
- Encore un quart de tour : la face arrière
- Encore un quart de tour : le flanc gauche
- On bascule : le dessous, arrière vers le haut
- On retourne : le dessus, arrière toujours vers le haut
Six appuis, une quinzaine de secondes, puis l'application enchaîne d'elle-même sur le produit suivant. Le tour se fait toujours dans le même sens : c'est cette discipline qui permettra plus tard de reconstruire la boîte en volume et de la faire tourner du doigt sur la fiche produit.
Ce qu'on récolte au passage
- Les six faces de l'emballage, détourées sur fond blanc
- Le verso, qui porte la composition, les excipients et le titulaire
- Les dimensions au millimètre et le poids au dixième de gramme
- La date, l'officine et l'opérateur, pour que chaque image ait une origine
Ces mesures n'existent nulle part ailleurs. Ni chez les fournisseurs de données, ni chez les fabricants. Elles serviront aux calculs d'expédition, aux préparateurs de commandes et aux automates.
Rien ne se perd
Le réseau d'une officine est capricieux. Les photos s'empilent donc dans le téléphone et repartent seules dès que la connexion revient. Un voyant dit en permanence ce qui reste à envoyer, et pourquoi si quelque chose bloque. Chaque produit part ensuite en validation avant d'entrer au catalogue : aucune image n'est publiée sans qu'un œil humain l'ait vue.
Ouvrir le poste de capture
L'application fonctionne dans le navigateur, sans rien installer. Sur iPhone, ouvrez-la dans Safari puis choisissez Sur l'écran d'accueil : elle se lancera ensuite comme une application ordinaire.
Ouvrir soPharm Photo — un code d'accès est demandé au premier lancement.
Ce qui vient ensuite
- La mesure automatique des dimensions, par repères de calibration collés au fond du cube
- La lecture du poids sur l'écran de la balance, six fois par produit
- Le détourage et le redressement de chaque face
- La vue en volume : la boîte reconstruite, que l'on fait tourner du doigt